Jo Ann von Haff

Romancière polyvalente. Éditrice zen. Pom-pom girl.

À propos

Bienvenue dans mon bureau

Je suisJo Ann von Haff

Romancière nomade et multiculturelle, j'écris des histoires d'aujourd'hui avec des héros de tous les jours et de tous les horizons, des personnages qu'on peut croiser dans la rue. Mes romans reflètent le monde tel que je le vois : moderne, global et sans frontières, où chacun a sa place. J'aime voyager, par avion ou par les mots, apprendre de nouvelles cultures et de nouvelles langues.

Ancienne correctrice avec sept ans d'expérience, je me dédie dorénavant à l'édition. Je vous accompagne dans la correction et réécriture de votre roman, et vous rebooste quand vous êtes au plus bas. Ma mission ? Décompliquer, décomplexer et déstresser !

Pour un texte court ou pour un suivi sur le long-terme, contactez-moi en m'envoyant un e-mail au joann@jotadesk.com ou en vous servant du formulaire en bas de page.

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Rendez-vous hebdomadaires et soutien

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Cure de zen et de motivation

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Bureau nomade

Engagement

1.

Je m'engage à vous soutenir

dans vos idées.

2.

Je m'engage à vous encourager

en mettant des petits cœurs dans la marge.

3.

Je m'engage à vous accompagner

pendant votre projet.

4.

Je m'engage à vous motiver

quand vous déprimez.

5.

Je m'engage à vous aider

à donner le meilleur de vous-même (et de vos personnages).

Ressources

✏ Write-ins online

Le 13 avril 2020, les write-ins online ont vu le jour.
Le confinement étant passé par là, les événements et rencontres étant annulées, les frontières fermées, j'ai voulu trouver une façon de contrarier les baisses de morale : regrouper des romancières et écrire ensemble, même à des milliers de kilomètres de distance.

Nous nous réunissons trois fois par semaine, pour des sessions de quatre heures à partir de 15 heures, heure de Paris (une séance de travail de 45 minutes suivie d'une pause de 15 minutes de bavardage), et deux fois par mois, nous avons des nocturnes (elles commencent à 15 h et durent jusqu'à ce que la dernière déclare forfait).
Les portes sont ouvertes, on arrive quand on peut, on repart quand on veut.

Avril.
Mai.
Juin.
Juillet.
Août.
Septembre.
Cinq mois plus tard, nous sommes toujours là. 
Nombres variables, habitudes créées, faux rires, partenariats, complicité.
Parce qu'ensemble, nous allons toujours plus loin.

Et qui dit septembre, dit octobre.
Qui dit octobre, dit novembre.
Et qui dit novembre dit NaNoWriMo !
Pour le mois de novembre, le write-in online passe à la formule 24/7.
Ça va être GÉNIAL.

Ou pas.

Pour y participer, inscrivez-vous au groupe Écriture & Correction sur Facebook.


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Accompagnement

Votre texte édité ne vous suffit pas.
Les commentaires dans la marge ne vous suffisent pas.
Vous vous sentez seul/e devant votre manuscrit.

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Des ateliers de groupe

Avec mes workshops, 
je vous propose une approche de l'écriture (et de l'édition)
plus zen, sans stress (ou un peu moins).

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Des cures

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🐝 Quand je me suis lancée dans l'auto-édition, je savais qu'il me manquerait un élément essentiel : le regard extérieur


Quand je me suis lancée dans l'auto-édition, je savais qu'il me manquerait un élément essentiel en comparaison avec l'édition traditionnelle : le regard extérieur et professionnel de l'éditeur sur mon texte. J'ai eu l'habitude de travailler de cette façon pendant quinze ans, et je sais à quel point cette étape est essentielle pour améliorer une histoire et la pousser plus loin encore.
Et j'ai croisé le chemin de Jo Ann : elle possède le savoir-faire (ben oui, elle est auteur, elle sait), l'expérience, le recul, l'intelligence de l'histoire, mais surtout la bienveillance et l'enthousiasme.
Elle dissèque, découpe, pointe ce qui ne va pas sans état d'âme, mais toujours en proposant des pistes (et tous ceux qui ont déjà expérimenté le « ce chapitre est mal bâti. Débrouillez-vous » d'un éditeur savent à quel point les conseils précis d'amélioration sont essentiels) et surtout en expliquant les raisons qui font que telle partie est bancale (et en ajoutant des petits cœurs : moi, j'aime les petits cœurs^^).
Bref, je l'ai adoptée parce que bosser avec elle est efficace, rassurant mais aussi agréable (et pourtant, pour rendre les corrections sympas, il faut se lever tôt...).
Merci, Jo Ann !
Anna Briac

Tellement merci, Anna. ♥


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Vous êtes romancier/ère et vous avez des doutes concernant votre manuscrit ?
Vous avez besoin d'un œil extérieur, de conseils pratiques ?
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☎ Je décomplique, décomplexe et déstresse


Je ne sais pas si vous avez déjà porté des chaînes en or, celles qui sont si fines qu'on aurait dit de la ligne. Les maillons sont si petits qu'ils sont facilement arrachés, et à part un frottement sur le moment, on ne s'en rend même pas compte.
(Après un tour sur Google, ce sont des mailles Figaro.)

Je ne sais pas pour la France, mais dans la culture portugaise, quasiment tous les enfants ont reçu, plusieurs fois dans leurs vies, des chaînes avec leurs initiales ou une croix de baptême en pendentif. Et en Angola, pas mal d'entre nous avons également reçu la carte d'Afrique.
(Jusqu'à l'université, je portais une chaîne (voire plusieurs), et j'ai toujours mes pendentifs à portée de main.) 

Habituellement, on n'utilise qu'un pendentif par chaîne, parce que c'est léger et délicat, c'est presque minimaliste. On peut ajouter plusieurs pendentifs, mais à moins de faire des nœuds (ces mailles sont vraiment fines !), ils sont tous les uns par-dessus les autres.
Ou alors, on ajoute les chaînes les unes aux autres.
Et c'est là que ça devient compliqué.

Ces mailles sont vraiment, vraiment, fines, et un coup de vent, pouf, tout est emmêlé.
Seules, c'est une bêtise.
Dormir avec, une mauvaise idée.
Les ranger toutes ensemble, une condamnation.

Moi, je les garde toutes ensemble.
Normal.
J'ai toujours les premiers chaussons de bébé que j'ai utilisés de toute ma vie, et je les utilise pour garder mes bagues (j'aime les bagues).
Et les chaînes, donc, une demi-douzaine.
Et c'est aussi emmêlé qu'une pelote.
Quand je range, je prends la pelote en mailles Figaro, m'assieds, et pendant une demi-heure, je m'occupe de défaire, chaîne par chaîne. 

Puis je les range encore ensemble au même endroit.
(Personne n'a dit que j'étais normale.)

Ces mailles ne font pas que des chaînes, elles font également des boucles d'oreille. C'est pire.
Une fois, une de mes cousines étaient en train de s'énerver avec ses boucles d'oreille. J'ai juste fait « donne-moi ça, je m'en occupe ».
J'étais dans la voiture, à moitié dans la semi-pénombre, et j'ai commencé à défaire.
Chaîne par chaîne.
Pendant tout le trajet.
En arrivant, j'ai rendu les boucles d'oreille à ma cousine. « C'est fait. »

Je défais donc des nœuds.
Des mailles.
Au cerveau.
Dans votre texte.

Je défais des nœuds, j'aime tirer sur une pointe et voir jusqu'où ça me mène et j'aime régler cette affaire. Je n'aime pas ce qui est compliqué, alors je simplifie. 
J'aime poser des questions et tout déconstruire sur le passage. J'aime savoir « pourquoi », j'aime proposer « et si ».
J'aime ça.

Je décomplique.
Je décomplexe.
Je déstresse.

J'en ai fait mon métier.


🎨 Article invité : Ce n’était pas important jusqu’à ce que ça le soit



Vicky Saint-Ange m'a invitée à prendre un thé sur son blog !
Elle m'a interviewée à propos de La Diversité décomplexée : Votre univers, vos règles du jeu.
Merci beaucoup, Vicky ! ♥


VSA : Depuis que je te connais, tu as toujours eu des personnages très différents. Ils ont des cultures différentes, des origines variés, … Je ne crois pas avoir déjà lu cela ailleurs. En quoi est-ce important pour toi ?
JAvH : Ce n’était pas important jusqu’à ce que ce le soit (ouf, c’est du français ?).
(...) 
La diversité a toujours été ma normalité, je n’ai jamais eu besoin d’y réfléchir, cela a toujours été inconscient et naturel, ce n’était pas un message, ce n’était pas pour en faire des textes engagés, ce n’était pas militant. C’est juste la vie telle que je la connaissais et je n’ai jamais trouvé de raison pour ne pas le faire.
(...) 
Puis le débat sur la représentation a commencé à envahir les réseaux sociaux, et certaines réflexions me laissaient perplexes. À partir de ce moment-là, en 2017, la diversité « bien faite » (d’après moi) a commencé à devenir important.
VSA : Et déjà, pourrais-tu nous expliquer comment tu définis la diversité ?
JAvH : J’ai quatre heures ou pas ? 🙂J’ai beau défendre la diversité, je n’ai pas une définition. C’est ma vie, comment définir ma vie ? C’est ma vision, comment définir ma vision ?La diversité, ce sont toutes les personnes que j’ai croisées dans ma vie de Third Culture Kid, ce sont les pays où j’ai vécu, les villes par lesquelles je suis passée, les camarades aussi nomades que moi que j’ai fréquentés… Par le simple fait d’être métisse, je suis cette même diversité. Par le simple fait d’avoir tant d’origines, je suis cette diversité.Alors, à la fin, comment me définir moi ?
À lire la suite »»»





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Exercices pratiques (1) : plus de show, moins de tell

Comment savoir si vous faites trop de tell dans votre roman ?
Simple : ouvrez votre document et faites une recherche.
Traquez les débuts de phrases suivantes :
J'entends (ou il ou elle ou tu ou nous...)
Je sens
Je ressens
Je goûte
J'écoute
Je perçois
Je touche
Il doit y avoir d'autres, mais commençons par ceux-là.

Alors, vous en avez relevez combien ? :-)

Quand une phrase commence de cette façon, vous êtes en train de raconter plutôt que de montrer, mais c'est très simple de contourner ces débuts de phrases lourds sans émotion. Voici quelques exemples (bateau) pour donner une idée.

J'entends le bruit des feuilles qui craquent sous nos pieds.
→ Les feuilles craquent sous nos pieds.

Je sens l'odeur de la pluie.
→ L'odeur de la pluie emplit mes narines.

Je ressens de la peur.
→ La chair de poule couvre ma peau / les cheveux de ma nuque se redressent (et autres expressions du genre).

Je goûte l'orange acidulée.
→ Le goût acidulé de l'orange explose dans ma bouche.

J'écoute les voisins se disputer.
→ Les voisins se disputent.

Je perçois une lumière au loin.
→ Au loin, une lumière vacille.

Je touche la rambarde en bois.
→ La rambarde en bois est douce au toucher.


En résumé, changez le sujet de votre phrase. :-)

☎ Éditeur (editor) vs Éditeur (publisher)


En français, « éditeur » est un peu un mot-valise car il regroupe différents métiers : celui qui édite (qui travaille le manuscrit, qui guide l'auteur...) et celui qui publie (qui vend, qui commercialise...). L'éditeur peut également avoir un rôle d'agent, suivre tous les aspects de la carrière d'un écrivain, s'occuper d'adaptations et traductions.
Plus la maison d'édition est grande, plus « éditeur » est démultiplié, se partageant entre différents départements.
Les Anglophones ont de l'avance à ce sujet, ils font très bien la différence entre ces différentes casquettes. Pour eux, il y a editor (l'éditeur qui édite) et publisher (l'éditeur qui publie). Et même là, il y a différentes catégories !

Alors, qui suis-je ?
Je suis editor, je m'occupe de votre manuscrit. Et de vous. Parce que nous écrivons et que nos histoires font partie de nous.
Je ne vends pas votre livre, je fais en sorte qu'il soit prêt pour le grand bain / plongeon / saut / toute autre métaphore que vous préférez. 
Voyez-moi comme la belle-mère dans le sens « mère bonus » (concept à nouveau emprunté chez les Anglophones) de votre histoire le temps que nous travaillerons ensemble.

Personnages, univers, histoire, cohérence, c'est mon boulot.
Points forts et points faibles, c'est mon boulot.
Vos choix artistiques, c'est mon boulot.
Vous motiver en ajoutant des petits cœurs dans la marge, c'est mon boulot.
Vous booster tout le long de la réécriture de votre roman, c'est mon boulot.
Mon boulot, c'est être votre editor et votre pom-pom girl.

☎ Pourquoi les « petits cœurs » sont importants


Les Anglophones ont cette expression qui dit « Si vous n'avez rien de positif à dire, ne dites rien ».

Évidemment, cette idée, bien que bienveillante, n'a pas sa place en édition. Le but même du métier d'editor est de relever ce qui est négatif pour améliorer le texte, mais pas que ! Il faut également relever ce qui est positif pour renforcer les bons points du texte et en même temps, encourager son auteur.
Beaucoup de romancières et romanciers se voient face à des textes corrigés ou à des commentaires qui relèvent tout ce qui va mal sans laisser la place à ce qui va bien, et ils traversent un moment de doute. Est-ce qu'il n'y a rien, absolument rien, qui va, dans cette affaire ? Est-ce qu'on n'a rien aimé du tout ? Est-ce qu'on est si nul que ça ?

C'est là qu'intervient Kid President. Il a réfléchi à cette expression et a concocté la sienne : « Si vous n'avez rien de positif à dire, vous ne faites pas suffisamment d'efforts ». Il est si facile de critiquer, dans la vie, et si nous changions notre approche  ? Notre façon de faire ? Si au lieu de s'attarder sur le négatif, nous mettions en avant le positif ?



En définissant les services que je voulais offrir, j'ai promis que je mettrai des petits cœurs dans la marge. Et s'il n'y a pas de marge (dans le cadre d'une lecture simple), ces cœurs seront dans le compte-rendu.
Parce que c'est important. Parce que c'est nécessaire. Un manuscrit en chantier n'est pas que mauvais, il est également bon, avec du potentiel.

Et nous parlons à des humains, de l'autre côté de ce document ! Des humains qui ont mis leurs tripes dans cette histoire. Je suis d'avis que parfois, il est plus simple de commencer de 0, je prône pour le détachement du texte. Ce qui est important, c'est le fond, la forme se corrige.
Mais plus important encore que tout le reste, ce sont les gens qui imaginent ces histoires. C'est triste de voir une romancière ou un romancier qui regarde son document édité sans un mot ni directive de la part de ses éditeurs, sans savoir s'il y a des choses à sauver ou si tout est à jeter, sans encouragement.
Je me suis déjà trouvée devant des remarques condescendantes et des suggestions qui dénaturaient totalement mon texte, voulant transformer mon roman (100 % fiction) en un pamphlet, ce qui n'a jamais été mon but. Je suis prête à tout jeter dans mes écrits (oui, je suis à ce point détachée de la forme), mais je refuse qu'on change le fond et le but de mes histoires, qu'on les transforme en quelque chose qu'elles ne sont pas. J'écris des romans, je ne suis pas pamphlétaire.

Je fais donc très attention aux commentaires que je laisse : mon but est de vous aider, vous soutenir, et non pas de vous transformer.
Je suis votre éditrice, je suis votre pom-pom girl auto-proclamée.

Je continuerai de mettre des petits cœurs dans la marge, et des cœurs dans les compte-rendus.
Vous pouvez compter sur moi.

🎨 Article invité : Vous êtes écrivain, vous êtes légitime


Morgane Stankiewiez de Noir d'Absinthe m'a invitée à écrire un article sur la légitimité des écrivains à écrire ce qui bon nous semble en matière de diversité.
Bien sûr que j'ai dit oui ! :-)


Si vous êtes écrivain, vous êtes légitime.
Légitime de créer des personnages qui ne vous ressemblent pas, qui n’ont pas le même vécu que vous. Légitime de faire parler des personnages d’un autre sexe, d’un autre genre, d’une autre race. Légitime de raconter des personnages d’une autre culture, d’une autre religion, d’un autre continent. Légitime d’inventer des personnages différents de vous.

Vous êtes écrivain.
Vous êtes légitime.
 



De toutes les histoires que vous avez déjà imaginées, créées, écrites, combien de vos personnages vous ressemblent à cent pour cent ? Avez-vous écrit des romans ou une autobiographie ? Avez-vous créé des personnages ou vous êtes-vous mis en scène tout du long ?

Si la réponse est non à ces questions, alors qu’est-ce qui fait que pour certaines histoires vous vous sentez légitimes et pour d’autres pas ?

Je comprends que nous vivons à une période où il faut faire très attention à ce qu’on dit et comment on le dit, mais la fiction ne se doit pas d’être politiquement correcte, elle n’a pas à être policée, lissée.


À lire la suite »»»





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🐝 J'aime beaucoup les petits cœurs, cela fait tellement de bien d'en voir


Un énorme merci pour ce compte-rendu détaillé ! Il m'a énormément touché, car j'essaie de soigner au mieux mes personnages et je suis du coup ravie que tu aies pu si bien les cerner. J'entrevois déjà quelques pistes d'amélioration grâce à tes remarques. (...) Ton retour m'aide beaucoup à prendre du recul sur le déroulé de l'histoire et les personnages (j'aime beaucoup les petits cœurs, cela fait tellement de bien d'en voir !). Je l'ai imprimé pour le relire à tête reposée et surligner les remarques principales. Il m'a donné un bon petit coup de boost, j'ai eu du mal à me concentrer au travail cet après-midi.
Laurianne


Merci beaucoup pour vos mots, Laurianne. ♥


☎ Les différentes étapes du manuscrit

Le manuscrit vit plusieurs vies, plusieurs étapes, tel un chat.

1) L'idée. 
Que ce soit une épiphanie alors qu'on lavait la vaisselle ou un décorticage en règle de ses notes, sans l'idée, il n'y a pas la raison pour laquelle se lancer dans l'écriture.

2) L'écriture, bien sûr ! 
Sans cela, pas de manuscrit, pas d'histoire à raconter, pas de texte à améliorer. 
C'est le moment de donner vie à nos personnages, de mettre en place notre intrigue, de faire cette histoire vivre ailleurs que dans notre esprit. En vrai, c'est la délivrance !
(Inclus les relectures et corrections avant le passage de l'éditeur.)

3) L'édition. (Content editor)
Des romancières et romanciers passent de l'écriture à la correction finale sans passer par cette case, et c'est dommage.
La phase de l'édition sert à rectifier l'intrigue, à équilibrer le rythme, à étoffer les personnages, à chasser les incohérences, à trouver une meilleure fluidité... C'est crucial ! C'est à ce moment qu'on élimine toute possibilité de recevoir un commentaire dans le genre « ce n'est pas logique », ou « ça fait trois ans qu'elle est enceinte », ou « ils sont en t-shirt en plein janvier ? » (quoique, pour ce dernier, avec le réchauffement climatique, c'est possible) (ou alors ils sont sous les Tropiques, et c'est la canicule). C'est également à ce moment qu'on redistribue les pistes s'il en faut et qu'on ralentit la fin (si vous avez des fins) (je suis connue pour m'arrêter avant la fin) (j'aime me faire des frayeurs comme ça).

4) La correction
Après avoir démonté puis reconstruit le manuscrit, il est temps de passer à la correction.
Conseil : le correcteur et l'éditeur peuvent être la même personne, mais pour plus de recul, surtout si le temps est très court entre les deux étapes, je conseille vivement à travailler avec un éditeur et un correcteur. Comme dans les maisons d'édition sérieuses.

Il existe deux types de correction :
Premièrement, celle qui se concentre sur la syntaxe, qui chasse les phrases kilométriques et formulations brinquebalantes. L'éditeur peut également s'en occuper. (Line editor)
Ensuite, la correction qui chasse fautes de grammaire, d'orthographe, de conjugaison, toutes ces règles que nous avons ignorées au primaire. (Copy editor)
Ces deux types de correction sont complémentaires et peuvent être simultanées, une seule personne peut s'en charger !

5) La relecture (Proofread)
Dernière étape, la relecture pour traquer les ultimes coquilles ! Il y en restera toujours, malheureusement, mais une dernière lecture, par l'auteur, l'éditeur et/ou le correcteur en chassera, j'espère !, le maximum.

L'histoire est lue, relue, corrigée, rerelue, il est temps de l'envoyer vivre sa vie !
On s'occupe à présent de mise en page, de couverture, de publication. Ce sont les différentes étapes du roman...

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Contact

Jo Ann von Haff
@joannkamar
Luanda, Angola